mardi 24 mai 2011

L’affaire DSK et le dilemme frontiste.

DSK en prison, un miracle pour l'extrême droite? Pas si sur.
(Crédits photo)

Quelle sera la conséquence de l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn sur le FN ?
D’après une
enquête BVA pour RTL publiée ce matin dans France-Soir, la droite et l’extrême-droite ne tirent pas profit des ennuis judiciaires de l’ex-chouchou des sondages. Au contraire puisque Marine Le Pen serait créditée d’un petit 17% d’intentions de vote, elle qui caracolait en tête des sondages il y a encore quelques jours.

(Ecouter l’analyse de l’enquête
ici)

Même si cette enquête est, comme toutes les enquêtes et sondages, à prendre avec des pincettes, la question de l’influence de l’inculpation de DSK sur le discours frontiste mérite d’être posée.


Lorsque l’ « affaire » a éclaté, les commentateurs de tout poil l’ont affirmé : la chute du grand argentier ? Du pain béni pour la droite et surtout pour le FN, bien sûr !
Aujourd’hui, le vent a tourné. Certes, la corruption (dans tous les sens du terme) de l’élite française constitue le fond de commerce du FN et ce, depuis des dizaines d’années. Un puissant, du sexe, de l'argent : que rêver de plus ?

Mais tirer à boulet rouge sur DSK (et le parti socialiste) réduirait à néant les efforts de Marine Le Pen qui tente de rendre le FN politiquement correct. Le dilemme est cornélien. Faire dans la neutralité sur le ton « cela relève de la vie privée » ou dégommer la gauche en misant sur la stupeur des Français ? Le parti semble hésiter depuis le début du scandale. Même le tonitruant Jean-Marie Le Pen, président d’honneur, s’est montré « soft » lors de sa dernière apparition publique.


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