lundi 13 juin 2011

La dédiabolisation du FN est en marche


Des membres de Blood and Honour, un rassemblement skinhead lors d'un concert en Serbie.

C’est désormais une tendance lourde du FN-version-Le-Pen-fille : le FN raciste, néonazi, skinhead, borderline et provocant, c’est fi-ni. Si, si.

Les observateurs attentifs l’avaient déjà remarqué il y a quelque mois lorsque la nouvelle leader avait été intronisée. En début de mandat, elle avait pris des sanctions disciplinaires lourdes à l’encontre de deux membres photographiés devant le salut nazi (voir notre article d'avril 2011 "Salut nazi et candidat FN : comme un air de déja vu" et celui de mai 2011 : " Opération propreté au FN : suite" ).
L’opération propreté s’est accentuée lors du défilé du 1er mai où les  skinheads ont officiellement été priés d’aller voir ailleurs (lire l’article sur le sujet).
Et aujourd’hui, on peut lire sur le blog d’Abel Mestre et de Caroline (du Monde) qu’Yvan Benedetti risque l'exclusion du parti.
(Tiens, tiens, l'homme est un allié sans faille de Bruno Gollnish, qui n'est autre que le rival de Marine Le Pen à la tête du parti...) 
De son côté, Christian Bouchet, secrétaire départemental adjoint de Loire-Atlantique est démis de ses fonctions.
Le point commun de ces deux hommes ? Un côté provocateur dont le « nouveau » FN ne sait que faire. Les deux dignitaires du parti ont été très (trop ?) médiatisés en raison de leurs prises de position. Yvan Benedetti avait déclaré « être antisioniste, antisémitisme et antijuif ». Quant à Christian Bouchet, on lui reproche son implication dans la gestion/animation du site VoxNR (un site extrêmiste, antisioniste et pro-Iranien)...
Sur le blog droitesextremes, on n’hésite plus aujourd’hui à parler de « purge ».


dimanche 5 juin 2011

Joris van Severen : quand le CD&V dérape.


Joris Van Severen. Si ce nom n'évoque sans doute rien pour les francophones, ça ne doit pas être le cas au nord du pays. Cet extrémiste nationaliste est le fondateur de Verdinaso, un courant d'extrême-droite actif durant l'entre deux guerres en Belgique. La source d'inspiration du parti politique?  Le fascisme italien bien sûr!
A la tête de Verdinaso, Joris Van Severen. Celui-ci est l'objet d'un quasi-culte dans les mouvances d'extrême-droite, Vlaams Belang en tête. Presque un BV (pour Bekende Vlamingen), somme toute.
Ce que l'on savait moins, c'est que le fasciste était aussi "vénéré" au CD&V (parti chrétien-démocrate flamand et faut-il le rappeler, parti d'Yves Leterme, notre éternel premier ministre).
L'information a fait le tour des rédactions il y a quelque temps et aujourd'hui, l'Observatoire de l'extrême-droite en Belgique revient sur la question. Perspective historique, contextualisation et esprit critique sont au menu de ce nouveau dossier de Resistances.be.

Reportage de la RTBF du 21 mai 2011 :  ici
A lire aussi : le billet d'humeur de Philippe Walkowiak et le post de Manuel Abramowicz.