jeudi 24 mars 2011

Pourquoi Marine Le Pen monte. Réponse en quatre points.

1. La crise économique
















La crise économique et financière dans laquelle l’Occident est englué est propice aux réactions extrémistes en général, d’extrême droite en particulier. Le secteur banquier et politique a perdu la confiance de l’opinion publique. La rigueur voire l’austérité est de retour.
Autant de symptômes qui poussent les électeurs vers un ras-le-bol général. Et qui dit ras-le-bol dit abstention. Qui dit FN…


2. Une campagne cantonale mollassonne












Cette année, la campagne n’a pas décollé. La faute à l’actualité internationale, particulièrement chargée ? Au manque de volonté des partis ? A l’indifférence générale des citoyens ?
Quoiqu’il en soit, l’avant-vote n’a vraiment pas passionné les foules. Résultat : une abstention record. Avant un sursaut tardif pour les présidentielles?


3. Une communication redoutablement performante














L’équipe de com’ qui entoure la leader du FN est imposante. Le choix des slogans est innovant, on ne peut le nier et engendre un sentiment de connivence avec l’électeur potentiel.

4. Des concurrents affaiblis















Depuis plusieurs mois, l’UMP du président semble bien affaibli. Et on ne peut pas dire que le parti présidentiel se soit réellement engagé dans la campagne, trop occupé à remanier à tour de bras pour pallier les errements diplomatiques de l’un ou l’autre de ses ministres. Le vote sanction a eu lieu, comme attendu. Côté socialistes, on ne peut pas non plus qualifier la situation de glorieuse. Divisé en interne, le parti à la rose semble incapable de faire bloc. Les interminables tergiversations autour des primaires présidentielles ne sont pas non plus de nature à apaiser le parti. Les électeurs l’ont bien compris : un petit 26%, c’est tout ce qui leur a été accordé.
Le groupe Europe Ecologie-Les Verts aurait pu « profiter » de l’incident (euphémisme) nucléaire nippon pour décoller dans les urnes. Mais user de cet argument comportait un risque : celui d’être taxé d’opportuniste-qui-profite-du-malheur-des-autres-pour-faire-campagne. Les Verts se sont alors rabattus sur une campagne plutôt classique, ce qui lui a rapporté un score honorable de 7,79%.

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